chiens témoins
SAINTE-ROSE le mercredi 15 juin, Sébastien VATEL, chômeur de longue durée en a visiblement assez d'être dérangé chez lui sans arrêt par des témoins de Jéhovah qui se relaient pour le harceler chaque jour.

Qui n'a jamais rêvé d'être débarrassé une fois pour toute de ces visiteurs qui nous forcent à inventer des excuses ou qui nous obligent à faire mentir nos enfants en leur faisant affirmer que nous sommes absents ? C'est surement cette question que s'est posé le Sainte-Rosien. Et visiblement il a trouvé "LA" solution.

Dans sa garde à vue il a affirmé aux gendarmes que ça a été un énorme effort de patience pour lui. En effet il lui a fallu trois années pour former ses deux American Staff respectivement nommés Judas et Ponce Pilate à l'accueil et l'orientation des témoins de Jéhovah. Cela a exigé un travail minutieux d'apprendre à ses molosses à cibler les bonnes personnes. Les bêtes ont appris à distinguer spécifiquement les témoins de Jéhovah.

VATEL déclare que ses deux protégés sont capables de repérer les individus en pantalon tergal, chaussures de ville imitation cuir et chemisette. Mais les chiens n'agissent pas encore à ce stade. Si les cibles portent une sacoche en cuir en bandoulière, un chapeau de paille ou encore portent un magazine "Tour de garde", là les chiens deviennent impitoyables et déchiquettent les vêtements des assaillants. Plusieurs visiteurs se sont donc retrouvés quasiment nus depuis deux semaines et totalement terrorisés.

Les chiens agissaient en totale autonomie, les deux peuvent sauter aisément le portail à volonté. Mais il arrivait que VATEL accueille lui-même les importuns. Il leur proposait alors de tester leur foi "Mi sa largue mon deux chiens et ma voir si zot dieu y existe vraiment, mi compte jusqu'à 3 et zot y commence prier". Les visiteurs ont donc porté plainte.

Jugé en comparution immédiate, VATEL a été acquitté car aucune loi n'interdit de dresser ses animaux pour avoir la paix à son domicile. Il a lui-même obtenu le statut de victime. Les juges ont retenu les motifs de dénonciation abusive et de violation de propriété privée. Il pourra donc légalement garder ses trophées abandonnés par les fuyards à titre de compensation. A savoir les piles de magazines "Tour de garde" qu'il a amassé au fil de ses campagnes, des côtés de chaussures, des bouts de chapeaux et des lambeaux de tergal.

Le maître-chien improvisé précise que le taux d'erreur de ses toutous est très faible et qu'il est très rare que de simples démarcheurs soient confondus avec des témoins de Jéhovah, une marge de dommage collatéral totalement acceptable selon l'intéressé.

L.O

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