lycée lepervanche
C'est cette fois le lycée professionnel LEON DE LEPERVANCHE du port qui a été le théâtre d'une nouvelle forme d'agression qui risque de rester dans les mémoires. Explication.

Fabrice PICARD est un professeur de Français de 34 ans, passionné par son métier et très dévoué, il a volontairement choisi une zone difficile comme premier voeu d'affectation, il a tout naturellement atterri au Port dans un lycée professionnel.

Cet enseignant aime la difficulté ,se sentir utile, aider au maximum les élèves afin d'avoir le sentiment du devoir accompli. Cependant depuis le début de l'année les choses ne se passent pas comme prévu racontent ses collègues alors que le professeur de Français se trouve en garde à vue pour agression aggravée.

Depuis la rentrée PICARD confiait sa frustration que ses élèves ne répondent pas à ses attentes. Au lieu d'élèves en difficulté il est tombé sur un lot de petits péteux premiers de la classe, des prétentieux de "je sais tout" qui ont "réponse à tout", qui font leurs devoirs (plutôt bien) et écoutent même ce qu'il leur dit. Le professeur se sent presque inutile et ressent une grande frustration il n'a pas signé pour ça.

Il ronge son frein depuis des semaines. Tout a basculé hier, en début de cours il annonce une interro surprise, il s'attend à des plaintes et de la déception des élèves mais il n'en est rien. L'annonce est au contraire bien accueillie avec de larges sourires et de la satisfaction.

Pire encore, Jean-Alain et Bakary ses deux meilleurs éléments viennent enfoncer le clou en lui rendant une dissertation qui n'était réclamée que dans deux semaines. Fabrice PICARD voit rouge, il assène un violent "Front Kick" à la face de Bakary qui a immédiatement le visage en sang et les lunettes brisées. Jean-Alain est lui victime d'une balayette du professeur qui lui fait perdre l'équilibre. En tombant sa tête frappe le bord du bureau puis le sol. Les deux élèves sont inconscients.

Le professeur s'acharne alors sur ses deux chouchous avec tout le mobilier de bureau lui passant sous la main. Il se saisit même d'autres élèves pour s'en servir pour frapper les deux qui sont au sol. Alertés par les cris, des collègues parviendront à stopper le forcené. Il s'explique actuellement au commissariat. Malgré le déchainement de violence, le pronostic vital des deux élèves n'est pas engagé.

Les élèves ont décidé de débrayer en signe de protestation.

L.O

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