chocolatier saint-denis
Voilà une pratique étrange qui aurait pu durer encore très longtemps si en plus d'être indélicat, l'artisan chocolatier n'était pas aussi pingre. C'est un employé mal payé qui a dévoilé le pot aux roses aux autorités.

L'identité de l'artisan qui aurait pignon sur rue est encore gardée secrète en raison de la présomption d'innocence. Il est juste connu que celui-ci officierait à Saint-Denis, porterait un nom à particule et jouirait d'une grande renommée. C'est un employé de l'enseigne, en conflit avec son patron pour des retards de paiement qui aurait donné l'alerte. L'ouvrier travaille dans l'entreprise depuis maintenant 9 ans.

Celui-ci aurait à la fois averti l'inspection de l'hygiène ainsi que la Police Nationale pour se venger de son chef dont il avait compris les agissements depuis des années. C'est en 2011 qu'un matin très tôt qu'il dit avoir surpris son patron en train de se verser du chocolat liquide sur les testicules afin de donner une forme singulière à ses créations, il referme la porte rapidement, et l'artisan concentré à la tâche ne le voit pas. A l'époque il explique être pris dans un dilemme, dénoncer et perdre son emploi ou faire celui qui n'a rien vu et ne plus jamais rien manger de ce qui est produit dans le magasin. Il choisit la seconde solution.

Cela fait bien 12 ans que l'enseigne commercialise toute l'année ce mets très apprécié sous l'appellation malicieuse "les oeufs du chef". Celui-ci est produit, et on comprend mieux pourquoi maintenant, à très petite échelle, et il n'y a aucun moyen d'en avoir sans précommander des mois à l'avance. L'ouvrier révèle aussi qu'une fois une cliente était mécontente d'avoir trouvé un cheveu dans un de ses chocolats et que le chef avait étouffé l'affaire en offrant à celle-ci son propre poids en chocolat. L'employé savait bien qu'il ne s'agissait pas d'un cheveu mais la peur de perdre son travail l'a incité à se taire.

Ce lundi de Pâques, pris au piège arpès avoir tout nié au départ, le chocolatier qui a fini 3ème meilleur ouvrier de France a commencé à s'expliquer sur ses agissements lors de son interrogatoire à Malartic. Il raconte que cette pratique lui donne une impression de toute-puissance. Qu'il apprécie par-dessus tout la sensation du chocolat très chaud en température qui ruissèle sur ses bourses afin de donner naissance à des oeuvres uniques. Il explique que son plaisir pervers est prolongé quand il choisit personnellement à qui il va vendre ses chocolats spéciaux, la plupart du temps des femmes qui lui plaisent ou alors à des clients hommes pénibles.

L'ouvrier employé a suggéré aux enquêteurs, (sans preuve cette fois et purement à l'instinct) de s'intéresser aussi à d'autres produits vendus dans le magasin sous les appellations "la bûche du chef" ou encore, "la crème du chef". L'enseigne est pour le moment fermée à titre préventif et l'enquête suit son cours.

L.O

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