didier robert
Les auditeurs de la Radio Liberté ont eu droit hier sur les ondes à une conversation surréaliste entre Didier ROBERT et un inconnu qui se revendiquait du changement des serrures. Récit.

C'est hier matin que très remonté, le Président du Conseil Régional appelle la Radio préférée des Réunionnais pour dénoncer un fait assez étrange. Un individu s'introduit illicitement dans les locaux de la Région depuis 4 mois au nez et à la barbe de la sécurité pour changer régulièrement les serrures des 2 portes menant au bureau du dirigeant au sommet de la pyramide inversée. Didier ROBERT informe les auditeurs que le coupable signe même son geste chaque fois avec le même mot laconique " Cé un moune pa peur a ou la fait ça et ma refai encore ti coq".

C'est après que ça devient étrange, le mystérieux personnage a appelé la Radio au moment où le Président de Région s'exprimait. S'en est suivie une conversation absurde, improbable et tendue entre les 2 hommes, retranscription :

Mr X : A moin la change oute serrure car ou lé dans mon bureau, c'est mon place normalement ça.
D.ROBERT : Monsieur qui êtes-vous, dénoncez-vous que je vous envois la police.
Mr X : Rode pas qui mi lé ou, ou la juste besoin savoir moin c un entrepreneur pa peur a ou, vous ne m'impressionnez pas !
D.R : Pourquoi avez-vous fait ça, à cause de vous, je ne peux pas récupérer mes tickets restau dans mon bureau !
Mr X : Pour plusieurs raisons, déjà sorte dans mon bureau, ensuite à cause ou tire pas le roche su terrain oute matante ? Et kossa la fait bande touristes là ? Toujours en acheminement dans les 2000 bus ?
D.R : Mais de quoi parlez-vous ? Comment ça votre bureau ? Vous n'avez pas le droit de changer mes serrures chaque fois et de m'expulser de mes locaux encore moins en période cyclonique, la loi l'interdit.
Mr X : M'a pas l'air ek la loi, a ou non plus on dirait non ?

La conversation surréaliste prend finalement fin lorsque le corbeau décide de couper court non sans lancer un dernier "Vive Freedom". L'enquête est au point mort quant à l'identification de l'auteur des faits, affaire à suivre donc.

L.O

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