vol au port
Il ne se passe jamais un jour sans que sur toutes les radios locales, des Réunionnais se plaignent de vols. Après enquête policière les responsables sont 9 fois sur 10 des Portois.

Dans l'inconscient de chaque Réunionnais, le mot "vol" est associé à la ville du Port. Qui ne s'est jamais fait racketter ou dérober un objet en s'y baladant ? Ou qui ne s'est jamais fait fracturer son véhicule en se rendant à un concert à "La Halle des Manifestations" ? Rares sont ceux qui peuvent se vanter d'y avoir échappé.

C'est sur ce constat que Florian GRUCHET un jeune Portois entrepreneur a flairé la bonne affaire. Il ouvrira en octobre le premier magasin où les Portois pourront revendre légalement tous les objets qu'ils ont dérobés un peu partout sur l'île :

Florian GRUCHET : "Certains diront que ce n'est pas très moral mais je vous assure que j'ai toutes les autorisations, c'est au nom de l'exception régionale que j'ai eu une dérogation de "L'ETAT" pour pouvoir mettre en vente les objets volés par mes concitoyens. Ca dépasse le simple vol, c'est une philosophie dans notre commune, une façon d'exister, un peu comme "la tauromachie" ou "le bataye coq", c'est ancré dans notre mode de vie".

Une étude a en effet récemment montré que  le vol au Port fait partie du quotidien de chaque habitant. Il touche tous les milieux et toutes les catégories socioprofessionnelles. Son apprentissage se transmet de pères en fils ou de mères en fille. Il se pratique seul ou en famille. On vole par plaisir, par passion, pour passer le temps.

Tout se vole au Port, nourriture, véhicules, animaux, vêtements, fauteuils roulants, médicaments etc...

Il n'est pas rare que lors d'un cambriolage dans leur ville, des Portois trouvent chez leurs victimes du jour, des objets qu'ils s'étaient fait dérober auparavant, ils se retrouvent donc à voler des objets qui leur appartiennent. Cela donne alors lieu à des moments d'amusement et des scènes cocasses où pères et fils voleurs s'amusent de l'ironie de la situation. Ce sont des instants importants de communion et de passage de flambeau d'une génération à l'autre.

Les larcins se déroulent le plus souvent sans violence même s'il arrive parfois que des touristes ou des Réunionnais qui ne sont pas au courant des coutumes régionales, montrent de la résistance et sont alors la cible de punitions en réunion. Une fois sortis de l'hôpital et mis au courant des habitudes locales, les victimes le prennent généralement bien et repartent avec un sourire amusé.

Nul doute que le concept plaira dans la ville du Nord-Ouest et qu'avec une commission sur chaque vente, Florian GRUCHET devrait rapidement devenir millionnaire à la tête de sa startup "Steal Cash 974". Le patron a annoncé que si vous pouvez prouver par une facture qu'un objet du magasin vous appartient, vous pourrez bénéficier d'une réduction de 50% sur le prix affiché.

L.O

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